Gin' Leur Fit Un Discret Signe De La Main, Pour Attirer Leur Attention

Gin' Leur Fit Un Discret Signe De La Main, Pour Attirer Leur Attention
Nom: Gin'
Age: 15 ans
Centres d'Interêts: La Lecture, l'Ecriture, la Vie, le Reste...
Lieu de Prédilection Pour Ecrire: Ma Chambre, Le Train
Trucs Qui Donne De L'Inspiration: Le Net, Le Trottoir Sous Le Saule Sur Lequel Je Marche Deux Fois Par Jour, Nancy, L'Ennui, Le Cours De Latin (de Troisième, je précise!)
Mon Rêve: Être Publiée...



/!\ Fiction Mise En Pause/!\

Mais rien ne vous empêche de la lire quand même, je réponds aux commentaires...



L'écriture, c'est la création
L'écriture, c'est l'imagination
L'écriture, c'est la difficulté
L'écriture, c'est l'inspiration
L'écriture, c'est l'émotion
L'écriture, c'est un monde à part
L'écriture, c'est le monde qui nous entoure
L'écriture, c'est la vie



Un écrivain, ce n'est pas quelqu'un qui écrit un livre.
C'est tellement plus.
Toucher le papier rêche porteur de tant de promesses de bonheur.
Prendre avec cérémonie sa plus belle plume,
Tracer des lignes sinueuses, qui prennent leur sens seulement si on prend le temps de les observer, de LIRE...
Et poser les mots les uns à coté des autres, sans savoir ce que donnera l'ensemble.
Ecrire pour soi-même, en ressentir le besoin
Posséder les pleins pouvoirs, sans contraintes, sans interdits
Faire ce qu'on veut des mots, des phrases,
Créer des vies, des émotions, des aventures
Se relire, raturer, corriger, recommencer, s'énerver,
Passer des heures devant une feuille blanche, à attendre l'inspiration.
Un écrivain est un créateur qui a parfois le bonheur de pouvoir partager ses ½uvres.
L'écrivain crée, l'écrivain vit, l'écrivain donne sans compter.




Forum littéraire! Allez-y ;)

Un Blog-Journal Pour Ados (mais pas que!)


Parce Que La Lecture Est Un Voyage Dans Un Monde Qui Nous Est Propre, Je Vous Dis:

Bon Voyage...



Newsletter (deux comm's et hop! prévenu): monde-de-hp - lepatronus - oO-la-Vie-en-cOuleurs-Oo - oO-Mysterieuse-Plume-Oo - Fan-Fic-Hp-Point-Skay - Ecriivain-en-Herbe. - ma-fic-tonks - Dont-worry-life-is-easyy - aigle-inconnue - justoneblogbyme - the-world-of-books - bisou--n----ours - epopee-litteraire

# Posté le mercredi 19 novembre 2008 09:42

Modifié le dimanche 27 septembre 2009 05:59

Citations

Citations
Règles du Jeu :

- Prenez le premier livre qui vous tombe sous la main.
- Allez à la page 56
- Prenez un phrase qui commence à la 8ème ligne de la page.
- Ecrivez-là dans un commentaire! (Sans oublier le nom du livre et l'auteur bien sur!)



"- Tu contrôles le joyau? demanda Ankil comme s'il avait posé la plus anodine des questions"
(Le Pacte des Marchombres, T1: Ellana - Pierre Bottero)


"C'était un peu comme si elle s'adressait à un fantôme mais, quand même elle aimait bien lui écrire"
(Quatres filles et un jean-Le deuxième été - Ann Brashares)


"Etrangement, il ne semblait pas perturbé par la couleur que prenaient mes yeux dans l'obscurité".
(N.M.Zimmermann. Edencity La cité des Damnés T3)


" Le grand chevalier s'étonnait toujours d'y retrouver autant de sagesse et de puissance, puisque cet homme n'avait pas grandi au Château d'Emeuraude comme les autres soldats magiciens. "
( Anne Robillard - Les chevaliers d'émeraude T4: La princesse rebelle. )


"Disposition des éléments d'une maçonnerie de pierres ou de briques"
(Définition de APPAREILLAGE, Larousse 2008)


"Tu étais attendue comme la messie, tu sais."
(Fascination - Stephenie Meyer)


" Radio Terre. Dites-leur que nous avons atterri ".
(Chroniques martiennes - Ray Bradbury)


"Andrew apparut de derrière un grand cyprès."
(Chair de poule n°23 : Le retour du masque hanté - R.L. Stine)


"Qui fait intervenir des acides et des bases. (Dosage acido-basique). <> équilibre acido-basique : rapport constant entre les acides et les bases présents dans l'organisme, qui se traduit par la stabilité du Ph sanguin." ( Définition de ACIDO-BASIQUE - Le petit Larousse illustré)


"Ils avancèrent sans rien dire pendant quelques instants, Peter réfléchissant aux lévriers, et Justin réfléchissant a Peter."
(Si jamais... - Meg Rossof)


"-Ah bon quel genre de mission? "
(Togo or not Togo - Pierre Cherruau, serie roman policier "Le Poulpe")


" Est-ce la peine d'en tirer le portrait ? "
( L'île des Esclaves - Marivaux)


"Ou reprenez-moi, ou au moins prenez en un autre ; et ne trahissez pas, par un caprice excusif, l'amitiée inviolable que nous nous somme jurés"
(Les liaisons dangereuses - Choderlos de Laclos)


"ah voici Pétunia "
(Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé - JK Rowling)


"Je penchais pour les premiers, ce qui m'autorisait a penser que si Mme de Maintenon me montrait quelque affection c'était parce que le sang de son époux coulait dans mes veines."
(Les Colombes du Roi Soleil - Tome II, Le Secret de Louise - Anne-Marie Desplat-Duc )


"Elle est grande, mince, élégante, étrangement décontractée pour la victime d'un enlèvement manqué, estime Fisher".
( Dark - Claude MERLE.)


"Il n'aurait pas dû téléphoner. Elle allait sûrement remuer ciel et terre pour le retrouver."
(Le Cueilleur De Fraise - Monika FETH.)


" Père Ubu: Oh! Bordure, j'ai peur! laissez-moi m'en aller. "
(Ubu - Alfred Jarry)


"La circonstance que je ne pus jamais savoir où l'on enterra son corps, ni même si ce fut en terre chrétienne, donne quelque fondement a cette supposition."
(L'Allée du Roi - Françoise Chandernagor)


"Nick n'oubliait jamais rien."
(Sorciere Blanche ~ Coeur Noir - Kim Harrison)


"Quelquefois, Lorenzo avait l'air piégé dans ses ténébres au-delà de tout espoir de rémission."
(Endencity: Les patrouilles du crépuscule - N.M.Zimmermann )


" Il mis d'autres bûches dans le feu et s'aperçut, étonné, que le louveteau le regardait."
(Chroniques des temps obscurs ~ Frere de Loup - Michelle Paver)


"Il m'écarta de lui, brisant l'étau de mes bras sans difficulté - il ne s'était sans doute pas rendu compte que j'y avais mis toute mes forces."
(Hésitation - Stephenie Meyer)


"Cette IA l'étonnait de plus en plus"
(Tiré d'un livre génial dont je n'ai lu qu'un morceau. Ceci peut paraître contradictoire, mais ne l'est absolument pas. J'espère que l'auteur, dont je tairai le nom tant qu'il ne m'aura pas délivré d'un serment tacite que je me suis inventé à son égard, repassera un jour ou l'autre sur ce blog, voyant ainsi ce petit texte que nous serons les seuls à réellement comprendre. Et encore, peut-être devrais-je lui donner quelques explications d'abord )


"-Cavaliers de la grande steppe azizienne,répondit Lei"
(La princetta et le capitaine - Anne-Laure Bondoux)


"Lady Capulet : ...et il a fallu qu'ils fussent vingt pour tuer un seul homme !"
(Roméo et Juliette - William Shakespeare)


"[m']évader dans le royaume des idées où toutes choses ne sont qu'illustrations contigentes d'une idée générale".
(Lettre à D. ~ Histoire d'un amour - Andrée Gorz)


"- Plutot mourir! Toi seul comptes."
(Tentation - Stephenie Meyer).


" Ils appartenaient, nous en étions convaincus, à un autre monde; ils ne nous auraient pas compris et se seraient refusés à nous prendre au sérieux "
( L'ami retrouvé - Fred Uhlman)


"Non pas des révolutionnaires, juste des maniaques égocentriques qui jouaient avec la vie d'autrui, ne laissant que des personnes brisées dans leur sillage."
(Spécials - Scott Westerfeld)


"En premier un garçon dit: Ferme ta bouche Claireece, tu vas te prendre les pieds dans les babines"
(Push - Saphire )


" Oú je n'en voudrais pas, hors a cette fenêtre
Oú j'en voudrais ! "
(Hernani - Victor HUGO)


"Si tu joues aux cartes pour la première fois, tu vas gagner , à coup sûr . "
(L'alchimiste - Paulo Coelho)


" En les voyant, Harry sentait son coeur rayonner, se dilater de bonheur : il éprouvait pour chacun d'eux une extraordinaire affection, même pour Mondingus qu'il avait essayé d'étrangler lors de leur dernière rencontre."
(Harry Potter et les Reliques de la Mort - J.K Rowling)


"- Ah, très bien ! s'exclama Oscar, qui sembla se redresser d'un coup en entendant cela. "
(Titre top secret - Juliette)


"Il me reste mes bras,alors je tente de faire passer le message en la serrant contre moi de toutes mes forces."
(La Mécanique Du C½ur, Mathias Malzieu.)


"D'aileurs il progressait de jour en jour."
(Jeunesse oblige, Auteurs en herbe.)


"- J'ai entendu des histoires à ton sujet, chica."
( Le cadavre rieur - Laurell K. Hamillton )


"Une soudaine inspiration illumina le visage de Jean"
(La Papesse Jeanne - Donna Cross)


"Dans les travées, les rayonnages étaient couvert de livres jusqu'au plafond"
( Virus L.I.V.3 ou la mort des livres - Chrsitian Grenier)


"Comme une minable andouille, je sentis les larmes brûler les coins de mes paupiéres "
(Ce que j'étais - Meg Rosoff)


"Ils avaient vivement espéré accomplir leurs missions ensembles, et chaque pas vers les ascenseurs les voyait moins enchantés par la préspective de se séparer."
(Les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire Tome XII - Lemony Snicket.)


"De toute façon, il ne m'intéresse plus."
(Journal d'un vampire - L.J. Smith)


" Elle passait sa journée au gymnase avec marie"
(Graine de championne - Didier Cohen)


"- On devrait pouvoir les sauver."
(Coeur d'Encre - Cornelia Funke)


"Mais on sent qu'un rien peut y mettre le feu"
(Journal à quatre mains - Benoîte et Flora Groult)


" Wolf se pencha pour le cueillir et le goût de l'oeillet le frappa et l'étourdit "
( L'herbe rouge - Boris Vian)


"Elle avait toujours aimé les soirées comme celle-ci, où les doux vents du sud apportaient le parfum léger des feuilles d'automne."
(Les pages de notre amour - Nicholas Sparks)


"Maître chem, commença-t-il en inspirant profondément, vous savez que j'aime beaucoup les films terriens que nous importons sur autremonde, n'est-ce pas?"
( Tara Duncan, Le dragon renégat, tome 4 - Sophie Audouin-Mamikonian )


" Il a prit ma main. Je l'ai retirée d'un geste si brusque que je l'ai vu pâlir. "
(Lettres Secrètes - Marie-Hélène Delval)

"-Bon, vous y tenez vraiment, à ce remerciement officiel?"
(Merci - Daniel Pennac)

"Ce genre d'homme, pense Thommas Hutchings, ne sera pas content de découvrir qu'il à et nourri une douzaine d'homme tout l'hiver."
(Cap Random - Bernice Morgan)

"And some decry it in a knowing tone"
(war poets an anthology)

"Dans l'eau épaisse et dormante du bassin, d'étranges rayons se jouaient, éclairant des formes vagues, des masses glauques, pareilles à des ébauches de monstres."
(La curée - Zola )

# Posté le mercredi 17 décembre 2008 08:31

Modifié le samedi 05 septembre 2009 17:14

What about you??

What about you??
Quel est votre livre préféré?
Harry Potter assurément... Pas très original je sais, mais comment résister à tant d'émotion contenue dans 7 volumes parfaitement... magiques?

Qu'est-ce qui vous a donné envie de lire?
Les animaux qui entourent les lettres sur les posters-abécédaires, les bouteilles de Coca-Cola et le fait de voir pleins d'adultes qui semblaient comprendre ces petits dessins qui peuplent les livres pendant des pages et des pages et qui étaient pour moi un mystère. C'est très énervant de ne pas comprendre...

Qui est votre auteur préféré?
A part JK Rowling et Stephenie Meyer évidemment, j'aime beaucoup Pierre Bottero (Ewilan, Ellana...) et Erik Orsenna (La Grammaire Est Une Chanson Douce)

Quelle est votre fic' préférée?
fan-fic-hp-point-skay.skyrock.com <== allez-y, ça vaut la peine...
Il y a aussi oo-mysterieuse-plume-oo.skyrock.com, qui écrit des One Shot fantastiques!



A vous maintenant!

# Posté le samedi 13 décembre 2008 05:53

Modifié le mardi 23 décembre 2008 06:03

A la Frontière des Rêves (Chapitre 1)

A la Frontière des Rêves (Chapitre 1)
Incipit Insipide



Ma voisine me donna un violent coup de coude dans les côtes. Etouffant un hoquet de douleur, je me redressai vivement et me préparai à lui lancer un regard furieux, lorsque j'entendis, claquant comme un fouet:

- Daniela!

Je m'obligeai à relever la tête. Ma délicieuse prof de maths me fustigea:

- Il semblerait que mon cours ne provoque pas chez vous un intérêt incommensurable, puisque, malgré mes appels répétés, vous ne daignez réagir avant que votre amie ne vous casse trois côtes.

Bien que le terme d'amie n'était pas exact, je ne relevai pas. En effet, je n'avais pour ainsi dire pas d'amis, on me trouve trop... bizarre. Je regardai la prof droit dans les yeux, mais pas d'une façon assez insolent à son goût our qu'elle oublie de faire ce qu'elle allait faire et que je ne voulais pas qu'elle fasse.

- Maintenant que vous êtes revenue parmi nous, vous allez me donner l'objet de votre manque -absence, devrais-je dire- d'attention.

Son regard descendit lentement jusqu'au livre que je tenais ouvert sur mes genoux. Avais-je le choix? Je le lui tendis. Elle eut un sourire satisfait, ce qui s'apparentait chez elle à un rictus cruel, puisque la seule façon de la satisfaire était de se laisser humilier. Cette femme était si méchante que personne n'osait la contredire, et encore moins lui tenir tête. Une fois qu'elle m'eut lancé un regard qui aurait tué dans l'oeuf les velléités de rébellion du plus belliqueux des sans-culottes durant la Révolution, elle me dit:

-J'imagine que vous pouvez me donner la réponse de la troisième équation?

- Non, répondis-je sans même prendre le temps de faire semblant de réfléchir.

J'étais globalement bonne élève, sauf en maths. Il faut dire que les maths et moi, nous sommes aussi amis que Harry Potter et Drago Malefoy. On ne peut pas se voir. Et la prof le savait pertinemment, bien qu'elle ne connaisse certainement pas Harry Potter. Sinon pourquoi m'interrogerait-elle? Elle ne sait rien de la beauté d'une page qui se tourne, de la félicité que connaît un lecteur lorsqu'il ouvre un vieux livre dont les pages sentent l'aventure et les romances passées ou de l'horreur qu'il ressent lorsque le beau héros, musclé et courageux, succombe à ses blessures après avoir vaincu le méchant. La prof préfère surement se dire : " oh quelle chance, on peut utiliser le théorème de Pythagore pour résoudre ce problème! ". Un seul mot à dire: Passionnant. Enfin. Je laissais la harpie se défouler sur moi durant toute la fin de l'heure, concentré sur mon livre qu'elle avait jeté négligemment sur son bureau. Non que cela me dérange de ne plus le récupérer, je l'avais déjà lu, mais si je me concentrais sur ce que me disait la prof, je risquais de m'endormir, puisque son monologue sur ma grande incapacité était toujours le même, et j'y avais droit chaque semaine. Quand enfin la cloche sonna et qu'elle nous submergea de devoirs que je ne ferais pas, je quittai la salle avec soulagement. Il était quatre heures trente, ma torture était finie pour aujourd'hui. Je filais à travers le lycée, me hâtant vers la sortie. Personne ne me regardait, anonyme au milieu de la foule d'élèves. Je n'avais pas d'amis. Je n'étais jamais tombée amoureuse. On me trouvait bizarre, le nez toujours fourré dans un bouquin. J'enviais les héroïnes de mes romans, pour qui la vie semblait si trépidante. La mienne était insipide.



# Posté le vendredi 21 novembre 2008 16:42

Modifié le samedi 31 janvier 2009 11:48

A la Frontière des Rêves (Chapitre 2)

A la Frontière des Rêves (Chapitre 2)
Romance Alsacienne


Arrivée chez moi, seule (mes parents ne rentraient qu'aux alentours de dix-neuf heures), je jetai mon sac à dos dans un coin et m'asseyai dans un grand fauteuil en attrapant au vol un livre sur une étagère. Mon préféré: Romance Alsacienne. Une histoire comme tant d'autres, un style agréable mais pas extraordinaire, mais pour je ne sais quelle raison, ce roman m'émouvait. Il me réconfortait, me distrayait, m'émerveillait. Je l'avais lu des dizaines de fois, le connaissais presque par coeur. Mais ce que j'aimais le plus était le héros: beau, fort, tendre et attentionné. L'homme idéal. Peu-être était-ce pour ça que je n'étais jamais tombée amoureuse: il était le seul capable de me plaire, mon âme soeur. C'était stupide, je le savais, de tomber amoureuse du héros d'un roman. C'était vivre une vie par procuration et renoncer à assumer sa vraie vie. Mais ce ne sont pas des choses qu'on choisit... Je lus le livre en entier. Ma mère rentra, puis mon père, nous mangeâmes. J'écourtai la soirée, prétextant des devoirs, me douchai et me glissai sous les draps. Je pris un livre avec délectation, mais fut bien vite déçue. Il ne valait rien. Au bout de dix pages, je le posai et tombai instantanément dans un profond sommeil.

Deux minutes plus tard, en tout cas me sembla-t-il, je me réveillai. Mon premier réflexe fut de regarder l'heure sur mon réveil digital. Minuit et cinq minutes. Ensuite, j'essayai de me rappeler ce qui m'avait réveillé. Mon seul souvenir était la caresse sur ma joue d'une légère brise qui sentait la cannelle. Je me redressai, hébétée. Soudain, près de la fenêtre, je vis un homme. Je voulus crier, mais, plus rapide que moi, l'homme posa fermement (mais sans violence) sa main sur ma bouche. Précaution inutile, finalement, puisque la douceur de sa peau me dissuada de crier. Je levai les yeux vers lui, vaguement inquiète, mais surtout étonnée, et alors je le reconnus: l'homme de mes rêves, celui de Romance alsacienne, était là, devant moi, sa main sur ma bouche. Voyant que je l'avais reconnu, il me lâcha. Il était exactement comme je me l'avais imaginé, à la fois fort et exceptionnellement beau, vêtu d'un pantalon beige et d'une ample chemise blanche largement ouverte, dévoilant un torse marmoréen, imberbe et finement musclé. Il s'assit sur mon lit, déposa une main tendre dans le creux de ma hanche et se pencha lentement vers moi. Lorsqu'il posa avec douceur ses lèvres sur les miennes, je sentis un goût de miel et d'aventures qui me fit frissonner. J'allais m'abandonner à ce baiser merveilleux lorsque ma curiosité reprit le dessus. Maudissant ce défaut, je murmurai:

- Qui es-tu? Pourquoi es-tu venu?

- Je suis venu parce que tu le voulais. Mais peut-être le voulais-je aussi. J'appartiens à la fois à tes rêves et à ta réalité. Si tu pars, je pars, si tu me désires, je te désires. Nous sommes fait l'un pour l'autre, tant que tu le veux.

Sa voix était douce et veloutée. J'aurais voulu qu'il ne s'arrête plus de parler. Il me regarda avec ses yeux dorés et me dit:

- Dors, ma Daniela...

Je frémis en entendant la façon dont il prononçait mon prénom. Impossible de me résoudre à lui obéir, ce qui me ferais perdre un nombre d'heures que je n'ose même pas imaginer sans pouvoir le voir, le toucher, l'entendre. Je me couchai néanmoins, lui s'allongeant à mes côtés. Je fis semblant de dormir, pour pouvoir l'observer sans paraître indiscrète ou gênante. Je ne me lassais pas d'observer ses formes parfaites, de déceler le moindre détail de son visage, de sentir le contact de sa peau contre la mienne. Je finis néanmoins par m'endormir, à mon grand désespoir. Il caressait lentement mes cheveux, j'étais confiante: il serait là le lendemain, allongé à côté de moi.

# Posté le samedi 22 novembre 2008 09:13

Modifié le samedi 31 janvier 2009 11:47